Description


Durant l’occupation de la Belgique à partir de fin de l’année 1940, la résistance s’organisa dans le pays. Les futurs résistants voulaient combattre l’occupant, mais ils ne savaient pas trop comment lutter contre l’envahisseur Nazi. D’autre part, le commandement de l’armée d’occupation allait tout mettre en œuvre pour obtenir des renseignements sur des belges, qu’il qualifiait de terroristes. Et les services de l’Abwehr, (Défense) service de renseignements, mais aussi la Gestapo (GEheime STaatsPOlizei signifiant Police secrète d'État), la SS (Schutzstaffel, la principale organisation du régime national-socialiste), la SD (Sicherheitsdienst était en Allemagne à partir de 1931 le service de renseignements et de maintien de l'ordre de la S.S.), s’organisèrent pour combattre les résistants. Tous ces services s’attacheront à obtenir des informations sur les maquisards, mais aussi sur les communistes, les Francs Maçons, les homosexuels, la presse, les réfractaires au travail obligatoire (STO), le marché noir, les réseaux d’extraction des pilotes alliés dont les avions s’étaient écrasés chez nous et qu’il fallait rapatrier vers l’Angleterre, comme le réseau Comète et puis bien sûr les juifs. Pour cela, l’occupant Nazi allait tout mettre en œuvre pour combattre la Résistance. Et ils trouveront des belges qui avaient rejoint les idées du National Socialisme par conviction, mais aussi d’autres qui n’étaient intéressés que par l’argent.

Il y avait bien sûr Prosper De Zitter et sa compagne Flore Dings, qui ont donné plus de 300 aviateurs et 1 200 patriotes. Ou encore un autre Staf De Clercq, cofondateur et chef du Vlaamsch Nationaal Verbond (VNV). Et encore, Irma Laplasse, qui fut à l'origine de la mort de sept résistants de l'Armée secrète. Georges Henri Delfanne, dit Christian Masuy, un agent de renseignements des nazis. Jacques Desoubrie qui était un agent de pénétration de la Geheime Feldpolizei qui dépendait de l’Abwehr. Icek Glogowski, dit le gros Jacques, un juif belge, collaborateur à la solde de la SIPO-SD. Et puis il y eut bien sûr les collaborateurs moins connus dans les villes et villages de notre Belgique. Après la libération du pays, déjà fin de l’année 1944, comme par exemple à Bruxelles qui est libérée le 4 septembre’44, et le 11 septembre moins d’une semaine plus tard à Vilvorde, les premiers collaborateurs sont arrêtés. Plus de 405.000 dossiers furent ouverts pour des faits de collaboration avec l’occupant Nazi. Plus de 80.000 Belges seront condamnés après la guerre, pour collaboration avec l’ennemi, à des peines en rapport avec les faits qui leur étaient reprochés. Cela allait de quelques années de prison à la peine de mort. Pour les collaborateurs condamnés à des peines de prison, ils perdaient aussi leurs droits civiques et politiques. Ici, nous traiterons de personnes moins connues, mais qui firent beaucoup de victimes parmi les résistants. Ces personnes qui servirent le Nazisme en Belgique, furent exécutés par les résistants sous le commandement du Groupe ATHOS, et également par d’autres groupes des régions des Ardennes. Elles, puisqu’il y avait principalement des femmes, âgées de 16 à 49 ans, et quelques hommes dans ce réseau de collaboration, avaient été recrutées et dirigées par une certaine Maria Cognaux. Eliane Mergny, Léa Lambert, Maria Muylkens, Augusta Marchal, Maria Pemers, Eugénie Collin, Marguerite Collin, Angèle Becker, Margueritte M, Virginie Sellier, Marguerite Pasteels, Julien Cornet, Raymond Collin, Henri Lambotte, Jean Chabot Paul Mergny, etc. Voici enfin leur histoire racontée.

par Yves Moerman & Véronique Sapin

ISBN 9782874621826
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Numéro de l'annonce: m2343117496