Description
Ensemble de cartes en lin utilisées pendant la Première Guerre mondiale, dans son étui d'orgine.
Pendant la 1ère GM, La Compagnie des Mines de Houille de Marles (située dans le Pas-de-Calais) ont joué un rôle stratégique majeur pour la défense nationale française. Contrairement à de nombreuses autres fosses du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais qui se sont retrouvées en zone occupée, les Mines de Marles ont eu la particularité de rester en zone française. Situées dans la partie ouest du bassin (secteur d'Auchel-Marles), les installations ont échappé à l'occupation allemande (zone libre). Pour pallier la perte des autres mines, l'extraction de charbon y a été intensifiée au maximum pour les besoins de l'armée et de l'industrie française. La compagnie a non seulement maintenu son activité, mais a augmenté sa production, dépassant certaines années de 30 % les niveaux précédents. Malgré la guerre, la Compagnie des Mines de Marles a continué ses investissements. La fosse n° 2 a été remise en exploitation, et le nouveau siège 2 bis a été mis en service pendant le conflit. La fosse n° 2 ter a été ajoutée à partir de 1917. Au-delà de l'extraction de houille, les ateliers de la compagnie ont été utilisés pour produire de l'outillage, du matériel ferroviaire et d'autres fournitures nécessaires, le commerce normal étant interrompu. C’était leur contribution à l'effort de guerre. En plus la période a été marquée par un "éloge des efforts des mineurs" qui ont travaillé sous la menace, la zone étant proche du front. À la fin de la guerre, la Compagnie des Mines de Marles s'est trouvée dans une position active, prête à poursuivre son développement, contrairement aux mines détruites par les Allemands dans le Pas-de-Calais oriental.
Créée en 1855, la société était gérée sous forme de société civile, notamment la "Société Civile des 70%" fondée par Firmin Rainbeaux. Une autre partie de la gestion reposait sur les "Propriétaires de 30% des bénéfices nets" (Bouchet et Lacretelle). Les mines de Marles était une concession charbonnière importante qui a racheté la Compagnie des Mines de Ferfay-Cauchy en 1925.
Achille Revercez y était chef de la compabilité des Mines de Marles. À cette époque (fin XIXe-début XXe), la comptabilité des mines de charbon en France se concentrait sur le suivi des coûts d'extraction, la valorisation des stocks, et la répartition des bénéfices nets entre actionnaires et concessionnaires. Les archives de ces compagnies, y compris les états financiers, les procès-verbaux d'assemblées générales et les rapports de l'ingénieur, sont des sources primaires pour la comptabilité minière de la région.
Fin 1940, les autorités d'occupation qui avaient reçu mission de tirer le maximum de charbon des mines françaises obtiennent du Comité National d'Organisation des Charbonnages qu'à partir du 1° janvier 1941 la journée de travail soit allongée d'une demi-heure "sans modification des salaires'' note confidentielle de la Compagnie des Mines d'Aniche. Toutefois, si le rendement augmentait la paie moyenne pourrait passer de 70 francs 5 par jour à 71 francs 6 et même à 74 francs (cf annexe).
Au cours de l'après-midi, le Sous-Préfet de Douai réunit dans son bureau divers fonctionnaires et les représentants des Compagnies minières. ” y fut décidé que les Compagnies afficheraient le jour même un avis Informant les ouvriers qu'à défaut de se conformer au nouvel horaire du travail à partir du 10 au matin, ils subiraient une mise à pied traduite par une amende de la moitié du salaire". Toutefois, cette amende, versée au fonds de solidarité nationale, ne pouvait pas dépasser par quinzaine le salaire de deux journées de travail. Cette clause restrictive laisse supposer que les autorités avaient quelques doutes sur l'efficacité de cette mesure ; elles prévoyaient que le mouvement de refus risquait de durer bien au-delà du 14 janvier. Effectivement, cette menace de sanction pécunière n'eut aucun résultat. Au contraire, l'agitation gagna dans les jours qui suivirent cinq autres fosses des mines d'Aniche (les fosses Bonnel le 10, Notre-Dame et Gayant le 13, Saint René le 15 et Dechy le 16).
En 1941, A la fosse 3 des Mines de Maries (concession située à l'ouest du Bassin minier) les mineurs refusèrent le 3 janvier d'effectuer la demi-heure supplémentaire, arrivant une demi-heure en retard ou regagnant l'accrochage une demi-heure plus tôt. Toutefois, le lendemain, ils effectuent 8 heures 15 de travail. Selon Auguste LecoeurJ11 P'®8) l'agitation gagna dans les jours suivants, différents puits de cette concession. Jacques Estager P-82) parle même d'une quinzaine de puits touchés par ce mouvement revendicatif.
La tactique suivie par les mineurs dérouta dans un premier temps les autorités. Ceux-ci, pendant la grève, "se contentent d'arriver à l'ouvrage en retard, de le quitter plus tôt, de s'attarder au vestiaire, de prolonger le briquet ou tout simplement de susprendre la tâche pendant trente minutes". 0 P- 712). Tout contrôle était rendu difficile par le fait que seuls les abatteurs étaient astreints au nouveau horaire, les autres ouvriers continuant à travailler 7 heures 45.
Pendant la 1ère GM, La Compagnie des Mines de Houille de Marles (située dans le Pas-de-Calais) ont joué un rôle stratégique majeur pour la défense nationale française. Contrairement à de nombreuses autres fosses du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais qui se sont retrouvées en zone occupée, les Mines de Marles ont eu la particularité de rester en zone française. Situées dans la partie ouest du bassin (secteur d'Auchel-Marles), les installations ont échappé à l'occupation allemande (zone libre). Pour pallier la perte des autres mines, l'extraction de charbon y a été intensifiée au maximum pour les besoins de l'armée et de l'industrie française. La compagnie a non seulement maintenu son activité, mais a augmenté sa production, dépassant certaines années de 30 % les niveaux précédents. Malgré la guerre, la Compagnie des Mines de Marles a continué ses investissements. La fosse n° 2 a été remise en exploitation, et le nouveau siège 2 bis a été mis en service pendant le conflit. La fosse n° 2 ter a été ajoutée à partir de 1917. Au-delà de l'extraction de houille, les ateliers de la compagnie ont été utilisés pour produire de l'outillage, du matériel ferroviaire et d'autres fournitures nécessaires, le commerce normal étant interrompu. C’était leur contribution à l'effort de guerre. En plus la période a été marquée par un "éloge des efforts des mineurs" qui ont travaillé sous la menace, la zone étant proche du front. À la fin de la guerre, la Compagnie des Mines de Marles s'est trouvée dans une position active, prête à poursuivre son développement, contrairement aux mines détruites par les Allemands dans le Pas-de-Calais oriental.
Créée en 1855, la société était gérée sous forme de société civile, notamment la "Société Civile des 70%" fondée par Firmin Rainbeaux. Une autre partie de la gestion reposait sur les "Propriétaires de 30% des bénéfices nets" (Bouchet et Lacretelle). Les mines de Marles était une concession charbonnière importante qui a racheté la Compagnie des Mines de Ferfay-Cauchy en 1925.
Achille Revercez y était chef de la compabilité des Mines de Marles. À cette époque (fin XIXe-début XXe), la comptabilité des mines de charbon en France se concentrait sur le suivi des coûts d'extraction, la valorisation des stocks, et la répartition des bénéfices nets entre actionnaires et concessionnaires. Les archives de ces compagnies, y compris les états financiers, les procès-verbaux d'assemblées générales et les rapports de l'ingénieur, sont des sources primaires pour la comptabilité minière de la région.
Fin 1940, les autorités d'occupation qui avaient reçu mission de tirer le maximum de charbon des mines françaises obtiennent du Comité National d'Organisation des Charbonnages qu'à partir du 1° janvier 1941 la journée de travail soit allongée d'une demi-heure "sans modification des salaires'' note confidentielle de la Compagnie des Mines d'Aniche. Toutefois, si le rendement augmentait la paie moyenne pourrait passer de 70 francs 5 par jour à 71 francs 6 et même à 74 francs (cf annexe).
Au cours de l'après-midi, le Sous-Préfet de Douai réunit dans son bureau divers fonctionnaires et les représentants des Compagnies minières. ” y fut décidé que les Compagnies afficheraient le jour même un avis Informant les ouvriers qu'à défaut de se conformer au nouvel horaire du travail à partir du 10 au matin, ils subiraient une mise à pied traduite par une amende de la moitié du salaire". Toutefois, cette amende, versée au fonds de solidarité nationale, ne pouvait pas dépasser par quinzaine le salaire de deux journées de travail. Cette clause restrictive laisse supposer que les autorités avaient quelques doutes sur l'efficacité de cette mesure ; elles prévoyaient que le mouvement de refus risquait de durer bien au-delà du 14 janvier. Effectivement, cette menace de sanction pécunière n'eut aucun résultat. Au contraire, l'agitation gagna dans les jours qui suivirent cinq autres fosses des mines d'Aniche (les fosses Bonnel le 10, Notre-Dame et Gayant le 13, Saint René le 15 et Dechy le 16).
En 1941, A la fosse 3 des Mines de Maries (concession située à l'ouest du Bassin minier) les mineurs refusèrent le 3 janvier d'effectuer la demi-heure supplémentaire, arrivant une demi-heure en retard ou regagnant l'accrochage une demi-heure plus tôt. Toutefois, le lendemain, ils effectuent 8 heures 15 de travail. Selon Auguste LecoeurJ11 P'®8) l'agitation gagna dans les jours suivants, différents puits de cette concession. Jacques Estager P-82) parle même d'une quinzaine de puits touchés par ce mouvement revendicatif.
La tactique suivie par les mineurs dérouta dans un premier temps les autorités. Ceux-ci, pendant la grève, "se contentent d'arriver à l'ouvrage en retard, de le quitter plus tôt, de s'attarder au vestiaire, de prolonger le briquet ou tout simplement de susprendre la tâche pendant trente minutes". 0 P- 712). Tout contrôle était rendu difficile par le fait que seuls les abatteurs étaient astreints au nouveau horaire, les autres ouvriers continuant à travailler 7 heures 45.
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Depuis 8 févr. '26
Numéro de l'annonce: m2364719512
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