Caractéristiques

État
Comme neuf
Thème
Sculpture
Année (orig.)
2001
Auteur
Jef van Tuerenhout

Description

Jef van Tuerenhout – Catalogue 75 ans

Éditeur : Millennium Danny van Bael

Langue : Néerlandais/Français

Caractéristiques : 22 x 19,7 x 0,5 cm, 205 g, 60 pages, 2001

Couverture : Broché

État : Excellent état (voir photos)

Aucune annotation ni marque.

SOMMAIRE :

Préface : Marcel van Jole (Vice-président de l'AICA, Association internationale des critiques d'art)

Sculptures en bronze

Lettre : Corneille

Huile
Gouaches

Magnifique catalogue présentant les œuvres à l'occasion du 75e anniversaire de Jef van Tuerenhout.

Jef van Tuerenhout (Malines, 23 mai 1926 – Wenduine, 4 mars 2006) était un peintre, sculpteur, céramiste, graveur et créateur de bijoux belge. Au cours de sa carrière, son style a évolué d'un misérabilisme amer à l'expressionnisme flamand, puis au néo-expressionnisme. Finalement, il a abouti à un style légèrement érotique et sensuel, à la frontière du surréalisme et du réalisme magique. On le surnomme parfois le dernier surréaliste belge.

Jef van Tuerenhout a passé sa jeunesse à Malines. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a étudié la peinture et la sculpture à l'Académie Saint-Luc de Bruxelles, où il a reçu le prix d'honneur. De sa promotion, seuls deux artistes sont devenus peintres professionnels : lui-même et Armand Minner. Il reconnaissait n'avoir rien appris ou presque à l'académie et ignorait presque tout de la différence entre la térébenthine et le white spirit.

Dès le départ, il a résolument choisi la peinture comme profession. Il considérait l'enseignement à l'académie comme une perte de temps. Individualiste, il refusait tout compromis commercial sur ce point. Durant cette période, il a peint des œuvres expressionnistes aux tons grisaille abondants, rappelant celles de Constant Permeke. Ses œuvres dépeignent un monde mental clos et replié sur lui-même, obscurci par les expériences de la guerre et imprégné d'une sombre angoisse.

Il réalisa ses premières œuvres sous le pseudonyme de « Jan van Gent ». Elles représentaient des sujets variés, tels que la Vierge Marie, un paysage de dunes ou une rue espagnole.

Mais même jeune artiste, il sut s'affranchir des contraintes de l'expressionnisme flamand. L'abstraction ne l'attirait plus. Il la trouvait trop régionale, trop ancrée dans une époque révolue. Dès lors, il préféra peindre de manière figurative, dans un langage visuel qui lui était propre et reconnaissable. Il travailla d'abord d'après modèle, mais abandonna rapidement cette technique, car il obtenait alors une figure centrale sur fond blanc. Cette structure de la composition le gênait. En 1949, il participa à l'exposition collective « Peinture contemporaine en Belgique », aux côtés de plusieurs autres peintres qui, comme lui, aspiraient à une création artistique novatrice, moderne et contemporaine : Pol Mara, Paul van Hoeydonck, Jan Cox et Gaston Bertrand. Avec Jan Vaerten, Rudolf Meerbergen et Jan Cox, il collabora à la revue Tijd en Mens (1949-1955), sous la direction de Jan Walravens (1920-1965), dont il fut le théoricien de la génération Tijd en Mens. Sa première exposition personnelle eut lieu à Malines en 1950, et en 1951, il présenta également plusieurs œuvres lors de l'exposition organisée par Tijd en Mens.

Il s'installa à Anvers en 1952 et vécut dans des greniers, d'une maison à l'autre. Il fut chargé de réaliser une fresque monumentale pour les « Boomse Metaalwerken » (une entreprise qui ferma ses portes en 1998).

Par hasard, il vint vivre à Ostende. En 1954, alors qu'il campait à Bredene, il rencontra un ami qui déménageait. Il put ainsi reprendre son atelier et y ouvrit une petite galerie d'art. Plus tard, il s'installa dans une maison Belle Époque sur la digue d'Ostende. Lui et sa femme, Clara Raes, y passèrent la majeure partie de leur vie. Il s'impliqua dans la scène artistique anarchiste ostendaise, centrée autour des noctambules et des bohèmes du pub « La Chèvre Folle » (Etienne Elias, Yves Rhayé, Willy Bosschem, Roland Devolder, Hubert Minnebo, Lismonde, le guitariste de blues Roland, et d'autres). Il organisa également plusieurs expositions dans ce pub et y vendit des œuvres. En 1967, avec un artiste allemand, il y organisa un happening contre le mur de Berlin. La police intervint à l'époque.

En 1955, il participa à l'exposition collective « Ensor, Permeke, Spilliaert et la peinture contemporaine » à Ostende. Dès lors, les expositions s'enchaînèrent, tant en Allemagne qu'à l'étranger. Dès 1957, deux de ses toiles entrèrent dans la collection de la Quaker Storage Co. à Philadelphie (États-Unis). Il présenta ses premières œuvres graphiques et sculptures lors de son exposition à Bruxelles en 1966. Sa première lithographie parut en 1969.

À partir de 1966, son style évolua et il abandonna le style misérabiliste-expressionniste. Il créa un univers nouveau, d'une précision méticuleuse, avec une femme captivante mais dominante pour muse.
Il se consacra désormais presque exclusivement à la représentation du mystique chez la femme, rendu avec une palette exotique, raffinée et complexe, baignée de lumière et d'ombre, dans un style sensuel et magique. À l'instar de Paul Delvaux et Félix Labisse, il créa peu à peu son propre archétype féminin, qui réapparut fréquemment dans son œuvre : majestueuse, inaccessible, irrésistible, énigmatique, intrigante, attirante, raffinée et sensuelle. Dès lors, il évolua au sein de ces canons de sensualité, devenant de plus en plus perfectionniste et développant un sens aigu de l'harmonie des couleurs. Il représente consciemment ses figures féminines partiellement nues, généralement allongées, les mains fines et allongées. Il nomme lui-même ce procédé « verticalisme ». Elles portent souvent une boîte en fer autour du cou et des chapeaux majestueux. Ces éléments contribuent également à la verticalité de la figure. Ses premières créatures anthropomorphes étaient mi-sphinx, mi-sibyle, avec une influence supplémentaire de l'expressionnisme flamand. Ces créatures vivent dans un monde silencieux et fossilisé, enveloppé d'une atmosphère de sensualité envoûtante. Ses peintures et estampes étaient empreintes d'un érotisme contenu. Elles regorgeaient de symboles magiques et d'attributs fétichistes (l'œuf symbolisant la fertilité, l'oiseau la liberté, le squelette la dualité de la vie et de la mort), ou encore de l'animalité des chats, des tigres et des grands rapaces. Inspiré par la sculpture africaine, asiatique et polynésienne, il conféra à ses archétypes l'aura de ces sculptures primitives : de grandes prêtresses inaccessibles, au cou allongé et au visage ovale, coiffées de coiffures exotiques, surmontées de têtes d'aigle, de cornes de diable ou d'auréoles colorées. Ses œuvres reflétaient également sa fascination pour les félins, les panthères et les lions (il posséda même un lion de compagnie pendant un temps), dont les mouvements étaient aussi fluides et gracieux que ceux de ses femmes.

Tout cela conférait à ses œuvres un style unique, les rendant immédiatement reconnaissables. Il faisait souvent référence à d'autres artistes dans son œuvre, en leur empruntant des éléments : les têtes monstrueuses d'Yves Rhayé (1936-1995), comme dans son œuvre Les Flâneurs, ou le chapeau fleuri de James Ensor (comme dans sa célèbre œuvre Hello James, créée en protestation contre le vol de l'autoportrait de James Ensor), ou encore James Ensor lui-même avec L'Entrée de Jef van Tuerenhout à Ostende à l'occasion de l'Année Ensor 1985.

Il créait également des bijoux en or, en argent et en diamants. Sa première exposition de ces créations eut lieu en 1971.

La RTTF (télévision française) en 1971 et la BRT (télévision flamande) lui consacrèrent chacune un portrait télévisé en 1972. En 1976, R. Claeys réalisa le film Portrait de Jef van Tuerenhout. Au cours de sa longue carrière artistique, plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées : en 1974 (Casino, Ostende), 1975, 1986 et 2001 (Centre culturel Antonon Spinoy, Malines), 2005 (à Pietrasanta, près de Pise, ville d'artistes italienne), mars 2006 (Centre culturel, Aarschot) et durant l'été 2006 (Blankenberge). Durant les dernières décennies de sa vie, il a acquis une renommée internationale.

Lors de ses expositions internationales, il côtoyait régulièrement des artistes de renom, dont plusieurs étaient des amis proches : Salvador Dalí, Corneille, Karel Appel, César, Max Ernst, Fuchs et Paul Delvaux, ainsi que de nombreuses personnalités du cinéma et de la chanson, comme Jacques Brel, Maurice Chevalier et Michele Morgan.

Il a été fait chevalier de l'Ordre de Léopold II en 1976 et ambassadeur de l'UNICEF. Les bénéfices de sa peinture pour l'affiche du Mémorial Van Damme en 2003 ont été reversés à un projet au Maroc.

En 1993, il s'installe à Wenduine, dans un ancien monastère rénové, situé au calme, où avait vécu Sœur Sourire.

Il décède des suites d'une longue maladie le 4 mars 2006, dans sa ville natale de Wenduine.

Ses œuvres figurent principalement dans des collections privées, mais aussi dans des musées en Belgique et à l'étranger.

Personnage individualiste et solitaire, il est difficile de le rattacher à un mouvement artistique particulier. À cet égard, il rappelle Leonor Fini et Fernando Botero.

Retrait possible à Malines (accessible en voiture, bus (100 mètres), train (Nekkerspoel, 500 mètres), vélo, etc.).

Expédition possible dans le monde entier aux frais de l'acheteur.

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Malines
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Depuis 4 janv. '26
Numéro de l'annonce: m2351698028